La méditation

Nous avons en nous toutes les ressources pour nous libérer des blocages qui nous empêchent d'être simplement nous-mêmes et savourer le plaisir de nous sentir vivants.

Nous l'avons juste oublié et passons notre vie à courir après des choses qui, finalement, ne nous apportent jamais réellement le bonheur.

De blessures en déceptions, on finit par se blinder et on se contente des "petits plaisirs"que le hasard veut bien nous donner de temps en temps.

Des miettes, au mieux.

Est-vraiment ça le bonheur?

 

Et si c'était juste là? 

 

Et si c'était beaucoup plus simple qu'on ne l'avait imaginé? Tellement simple qu'on n'y accorde pas d'importance, l'ego ayant toujours besoin de se valoriser par des choses compliquées, et "intelligentes". 

 

La meilleure manière de le savoir, c'est de tester, de vérifier par soi-même. 

Je parlerais davantage de méditation intuitive.

Ce devrait être quelque chose d'aisé et facile, puisque c'est être juste avec soi-même.

Et pourtant, combien de personnes se sentent bien en leur propre présence, sans chercher à se distraire en permanence, à fuir cet instant présent qui est toujours l'occasion d'une rencontre intime avec soi-même?

Méditer, c'est contempler le présent.

C'est un exercice d'entrainement de l'esprit à être là, pleinement conscient de de la présence se contemplant elle-même.

Et ce, dans l'immobilité comme dans l'action. 

 

Mais comment être avec soi sans chercher à "méditer"?

Comment revenir à soi sans vouloir "méditer"?

Sans "faire" méditer?

Sans l'action de vouloir méditer, qui est un geste de contrôle...

Alors que la véritable méditation c'est un relâchement de la pression, du contrôle. C'est arrêter de lutter contre soi-même. C'est être là, avec tout ce qui est en nous, en ce moment même. Constater ce qui se manifeste en nous ne veut pas dire être d'accord avec tout, mais permettre que ça arrive à la conscience, à la surface pour être libéré. Ce qui nous bloque et bloque l'expression de la vie en nous n'a rien à faire là, mais ça ne pourra pas nous libérer tant que nous ne le libérerons pas. 

Paradoxalement, c'est là qu'on reprend les vraies commandes de sa vie.

La méditation qui vise à arrêter les pensées en essayant de les maîtriser, de faire silence à tout prix, faire le vide...tout ça, c'est de la résistance, du contrôle, c'est une lutte intérieure qui ne fait que renforcer ce contre quoi on lutte, qui ne fait que renforcer ce qu'on essaie d'éviter, ce qu'on ne veut pas.

Alors que c'est le mouvement inverse qui est libérateur et naturel.

Quoi qu'il se présente à notre conscience, et dans notre corps, ne rien refuser, ne lutter contre rien et surtout pas contre soi-même.

C'est mettre en place notre système d'observation intérieur, notre attention neutre, ferme et claire.

Que ce soit la tranquillité, la fatigue, une émotion, une sensation, une pensée, l'envie de méditer, l'envie de pas méditer, l'envie d'aller faire quelque chose, l'envie de se distraire...constater simplement...et ne pas interférer avec ce qui se passe. Ne pas refuser ces impulsions en nous. Et si on les refuse, alors se permettre de les refuser, observer ce mouvement en soi, sans se juger.

 

Accepter en nous le refus est incroyablement libérateur.

La clé c'est : ne plus lutter contre soi.

Etre juste présent à ce qui se passe en nous, comme un enfant innocent observerait une bestiole dans le jardin.

Cette attitude d'observation innocente (mais lucide, pas naïve!) peut nous réserver bien des surprises.

En étant présent, on va aussi se mettre à l'écoute de nos signaux internes pour apprendre à les décoder quand il s'agira de faire des choix. Notre Voix intérieure nous envoie des messages que nous reconnaîtrons forcément si on arrête d'utiliser notre énergie à les faire taire.

La méditation nous guide également vers la reconnaissance de ces signaux internes. Il ne s'agit pas d'écouter ses petites envies égoïstes, de faire ce qu'on veut sans se préoccuper des conséquences sur la vie des autres, ni de tout tolérer dans nos vies, mais bien de porter attention à ce qui en nous parle le langage de la vie. Apprendre à faire la différence entre la voix de l'ego, qui est toujours en train d'argumenter et de calculer et la voix de la vie qui nous parle par l'intermédiaire de notre climat intérieur et du corps.

 

Ces moments sont l'occasion de renouer une véritable relation à nous-mêmes, d'écouter et laisser agir l'intelligence spontanée de la vie en nous. Faire un peu silence pour retrouver une véritable communication. 

Sans masques. Juste être soi-même. 

Le point central reste toujours ce retournement de focus vers l'intérieur, le ICI, pour observer, constater, laisser aller et...savourer ce qui reste. 

Le faire comme une expérience dans notre laboratoire intime, avec toute l'innocence d'un enfant qui ne sait rien et veut connaitre.

Se connaître.

 

Au plaisir de se rencontrer dans le présent pur.

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